Les collectes d’ordures ménagères ont été suspendues cette semaine.

L’annonce a suscité de nombreuses réactions. Notre publication Facebook a été partagée plus de 950 fois et a collecté près de 380 commentaires. Ne pouvant répondre individuellement à chacun, nous avons retenu quelques commentaires et voici nos réponses.

De loin la remarque la plus écrite. Le mécanisme n’est pas aussi simple. Voici quelques points importants sur le financement du service : 

Le service est financé par la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM). Elle est calculée sur la valeur locative théorique de votre habitation. C’est un impôt sur le foncier bâti.  Il ne tient donc pas compte du service rendu, de votre production de déchet ou du nombre de passages du camion. 

La TEOM ne couvre pas seulement les coûts de collecte des ordures ménagères. Elle permet entre autres de financer la collecte, le transport et le recyclage des déchets triés, la construction, l’entretien et le fonctionnement des 13 Espaces-triS sur le territoire, l’installation de dispositifs de compostage dans vos jardins et quartiers, les opérations « Poule position » et « Foyers Z’Héros Déchet », la sensibilisation dans les écoles etc. 

Enfin, le taux de la TEOM et ses évolutions sont décidés par l’Agglomération Provence Verte qui en perçoit également les fruits. Le SIVED NG, gestionnaire du service, n’est pas compétent en matière de fiscalité. 

Effectivement le mode de financement du service n’est pas encourageant et ne récompense pas les bons trieurs. 

C’est pourquoi le SIVED NG a envisagé la mise en place d’une tarification incitative. Avec ce dispositif, le paiement du service fait l’objet d’une facturation individuelle et liée à la production de déchet du foyer. Ce fonctionnement se rapproche d’autres services, type fourniture d’eau ou d’électricité.  


Ceci n’est encore qu’à l’état d’étude mais la collecte en bacs individuels est une première étape qui nous en rapproche. 

Depuis le début de l’année 2019 le SIVED NG se heurte, pour le traitement de ses ordures ménagères, à des contraintes administratives préfectorales et ce malgré des contrats passés en toute légalité pour 4 ans avec des installations de traitement des Bouches-du-Rhône.

Face à ces problèmes nous avons réuni en juillet une trentaine de Maires du territoire pour manifester et déposer symboliquement un bac d’ordures ménagères devant les services de la Préfecture de Toulon.

Depuis le sujet est régulièrement traité dans les colonnes de Var Matin. Nous regrettons que l’information vous ait échappée

 Lire un précédent article sur le sujet.

L’observation de notre société de consommation et de l’énorme quantité de déchets produits est effrayante. Il est vrai que le problème doit être pris par les politiques et industriels ; mais les actions individuelles ont aussi des impacts positifs. 

F Il est important d’éviter les emballages mais il est encore plus urgent de réduire les ordures ménagères. D’autant plus que l’arrêt des collectes ne concernait que les ordures ménagères.  

Nos ordures ménagères contiennent encore trop de déchets recyclables ou compostables, qui finiront sous terre, car non triés. Elles ne devraient contenir que quelques articles d’hygiène usagés, des balayures, etc. 

 Nous avons eu dans les commentaires beaucoup de témoignages de trieurs avertis et de démarches zéro déchet et nous en sommes très heureux. Cela va dans le sens des actions que nous menons depuis plusieurs années : extensions des consignes de tri, ouvertures d’Espaces-triS, opérations Foyers Z’Héros Déchets et Poule position, installation de dispositifs de compostage dans les jardin et les quartiers, etc.